Les angelots du Château Seguin

chateau seguin
J’ai eu l’occasion d’aller au Château Seguin, à Canéjan, en Gironde pour déguster les vins de la propriété. Ici, on est dans l’appellation Pessac-Léognan, ces deux villes sont juste à côté des vignobles.
J’ai été accueilli très sympathiquement par le propriétaire Denis Darriet, qui rentrait d’un séjour en Bretagne, dans le cadre de son métier. De bonne humeur, j’ai de la chance me dit-il ! Ouf, ça tombe bien … Il me fait remarquer en plaisantant qu’on partage les mêmes valeurs car on porte blouson et chemise de même marque (« R. l’eau reine »), idem pour les baskets (« qu’on verse », normal pour du vin!) et que je dois donc sûrement être un type cool… Une manière de se flatter lui-même. Bon début, qui met à l’aise.

Comme j’étais seul, il en a profité pour me faire visiter les chais, maintenus à température constante et dont l’air est changé une fois par semaine par un système précis. Barriques en chêne neuves, cuves en inox de tailles différentes pour accueillir le raisin selon chaque parcelle et même au pied de vigne près! Tout est très précis, mesuré, un vrai travail d’orfèvre ! C’est d’ailleurs l’ancien métier de Denis, qui créait des bijoux place Vendôme pour les plus grands bijoutiers. Il me rappelle les différents processus de fermentation (alcoolique et malolactique), me montre le lieu de stockage du vin, m’indique des caisses destinées à la Chine et me parle des différents pays où le vin est exporté.
C’est l’occasion d’apprendre que le vin Château Seguin est servi dans de nombreux endroits, comme des grands restaurants de la capitale, dans le restaurant préféré de Barack Obama, au pays des cow boys, ou qu’il est apprécié de personnalités de différents horizons (inutile d’insister, je ne donnerai pas de noms, discrétion oblige!). Et bah, c’est fou ce qu’on voyage avec le vin… L’aspect VIP et la mise en valeur du vin sont très bien assurés!

Denis DARRIET, le sympathique propriétaire du Château Seguin, appellation Pessac-Léognan.

Ensuite, place à la dégustation, de manière simple. Denis attire mon attention sur la forme des verres, ils ne doivent pas être trop fermés en haut, pour que l’air puisse circuler plus facilement et permettre une meilleur oxydation du vin. Le goût du vin change alors vraiment m’indique-t-il. On parle tranquillement d’autres appellations comme des Moulis, St Julien, ou des Pauillac (ces derniers sont les seuls qu’il conseille de garder longtemps, 10 ou 20 ans). Pour les autres, une garde de 10 ans suffit, après on prend des risques au niveau de la conservation. C’est ce qui m’est arrivé récemment d’ailleurs…
Pour les liquoreux par contre, on peut les garder 10 ans et plus car ils ont du sucre, ils tiennent ainsi plus facilement dans le temps. Je lui fais remarquer que j’ai ouvert un Cérons 1996 il y a deux semaines (17 ans d’âge quand même…), et qu’effectivement il était impeccable.

Nous dégustons tranquillement à l’extérieur sous un agréable soleil d’après-midi automnal. On se croirait tout bonnement au printemps. Le climat est doux, idéal pour papoter et déguster, avec les vignes de la propriété comme paysage. Moment très agréable…

Bien installés, nous goûtons d’abord L’Angelot de Seguin. Fruité, toasté, je lui trouve des arômes de sous-bois. C’est le vin du dimanche, fait remarquer Denis. Place ensuite au Château Seguin… le vin des grandes occasions. Dans les deux cas, le fruit se perçoit bien, il est d’ailleurs recherché dès l’élaboration. Je ressens un goût de bonbon à la fraise qui remplit d’un seul coup tout le palais, comme une fraise tagada, très agréable, mais sans le côté acide et chimique du bonbon. Délicieux.
Les arômes de fruit rouge sont très présents, avec la cerise aussi. Beaucoup de présence, une très belle rondeur en bouche, pleine de douceur, d’élégance et de féminité.
Ici, on limite au max les produits chimiques, on est dans une culture raisonnée, c’est à dire proche du bio. Certains traitements sont même totalement biologiques et il existe d’ailleurs une cuvée biologique, mais je n’y ai pas goûté.

Un détour par la caisse, histoire de ne pas repartir les bras vides et de partager quelques flacons entre amis ou en famille, puis Denis m’invite pour finir à revenir quand je veux, et à assister aux vendanges, en septembre-octobre pour voir la qualité et la précision mise en jeu par les personnes qui travaillent sur la propriété. C’est entendu, si je peux, je repasserai. Les primeurs sont déjà en train de me tenter… Merci Denis pour ce bon moment! (et merci Mélanie de m’en avoir parlé).

PS : les photos de cet article, comme les autres, ne sont pas libres de droit. Ne faites pas comme le magazine « la revue du vin de France » qui en a publié une dans leur revue sans mon autorisation et sans m’en tenir informé. Une attitude désolante, discourtoise et pas du tout professionnelle de la part de ces journalistes.

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