Fabienne VERDIER : Passagère du silence

livre passagère du silenceCe livre, très agréable à lire, relate le parcours de Fabienne VERDIER, jeune élève des Beaux Arts dans les années 1980, partie en Chine, dans la région du Sichuan, pour étudier la peinture et plus particulièrement la calligraphie auprès de grands maîtres.
Première française à faire ce choix difficile pour l’époque, son exil volontaire durera environ dix ans, et se révèlera plus que difficile. Son entêtement, sa patience et son obstination vont l’amener à fréquenter de vieux et grand maîtres chinois, qui la guideront vers les chemins initiatiques et la maîtrise du pinceau, de l’encre et du lavis.
On découvre la Chine d’avant et d’après Mao, la Révolution Culturelle de la Chine populaire (le rêve au cul de la Chine pop ou la revo. cul. dans la Chine pop. comme le disait mon prof d’histoire), ses dégâts sur le peuple, les tortures infligées à de nombreux artistes, leurs difficultés extrêmes à exercer leur art, mais aussi la poésie, les paysages des montagnes du Tibet, leurs différentes peuplades et leurs coutumes. Pensée chinoise, confucianisme et taoïsme sont aussi du voyage.

Voici quelques passages qui m’ont semblé intéressants et transférables à bien d’autres domaines que la peinture. Ce sont des conseils transmis par le maître calligraphe HUANG à Fabienne VERDIER, qui depuis les applique avant d’exercer son art.
Ils peuvent être mis en œuvre assez facilement par chacun d’entre nous dans notre vie quotidienne ou la pratique du Taï Chi Chuan. Quelques uns le sont d’aillleurs dans certains cours.

– Vivre les moindres gestes de la vie quotidienne car c’est en eux que le peintre trouve son inspiration.
– Vivre pleinement l’humeur du jour pour enrichir notre art, sentir la brume matinale qui varie chaque jour. Elle éclaire un aspect de soi encore inexploré, un sentiment ignoré.
– Un brin d’herbe est source de connaissance, il apprend la ligne drue, coupante, dense. La danse de l’oiseau en vol indique comment se déployer, prendre son élan. Il faut se nourrir des vies qui nous entourent. Elles provoquent des émotions et des perceptions de plus en plus riches et variées. A partir de cette connivence avec le monde, un jour naîtra naturellement en un geste spontané, un acte créatif.
– Imager les gestes, ressentir la nature dans nos gestes.
– Une demi heure par jour, en tailleur, faire le vide en soi. Laisser passer les pensées, ne pas les saisir. Petit à petit, tout s’apaisera. Cette méditation est une mise en condition, qui fait beaucoup de bien. Elle est importante pour y voir plus clair, élever l’inspiration et éveiller la perception immédiate. Elle permet de retrouver la sérénité.
– Parler aux plantes, puis préparer le thé. Ce rituel met en disposition.
– Purifier le lieu avec de l’encens. C’est un hommage utile aux esprits, aux anciens, divinités et ancêtres. Penser à eux quand on brûle de l’encens.
– Balayer le seuil de seuil de la porte, retrouver des gestes naturels. Ce rituel aide à la quiétude.

Comme le précise Fabienne VERDIER, à chacun de chercher l’attitude qui lui convient. Que ce soit dans les gestes naturels (balayer, essuyer, nettoyer…) ou dans la manière de méditer: certains préfèreront l’assise ou l’immobilité, d’autres la marche (je rappelle que le Taï Chi est associé à une méditation en mouvement…), ou une activité comme le jardinage, etc…

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