CALLIGRAPHIE: Fabienne VERDIER

J’ai récemment vu un reportage sur une française partie en Chine aux débuts des années 1980 après avoir fait les Beaux Arts sur Toulouse. Cette femme, âgée alors d’environ 20 ans, Fabienne VERDIER, y est restée une dizaine d’années pour étudier la calligraphie, dans la région du Sichuan. A force de patience et de ténacité, elle a pu apprendre auprès de grands maîtres les techniques ancestrales, transmises secrètement. Après avoir tracé des centaines et des centaines de traits, elle a saisi ce que «peindre sans trait» signifie, compris que sur un tableau il ne doit rester rien d’autre que «l’esprit de la forme» et «non la forme réelle à interpréter».

Fabienne Verdier 1

Son travail, de grande taille généralement, est reconnu, fort apprécié et exposé dans des musées, même si son nom est assez méconnu du grand public. Il lui est fréquent d’utiliser des brosses, pinceaux, et autres outils de taille inhabituelle pour le néophyte. Dans le reportage, c’est d’ailleurs un des aspects qui m’avait impressionné : elle manipulait un gigantesque pinceau, verticalement, aidée par un système de poulies ou treuil, la toile ou le support étant posé à plat au sol. Cette manière de peindre me rappelle celle de Jackson Pollock et la technique du dripping. Mais d’autres artistes peuvent être évoqués, comme Soulages. Les œuvres de Fabienne VERDIER mêlant l’inspiration orientale et l’art contemporain. On est proche du zen, de la méditation en mouvement, par le mouvement du pinceau.

Pour plus d’informations, afin de mieux apprécier son travail et connaître son parcours peu commun, je vous conseille de lire ses livres, tels : Passagère du silence  – L’unique trait de pinceau – Entre ciel et terre – parmi les plus connus.

Mais il n’y a rien de mieux que de découvrir l’artiste dans le texte:
–  J’ai eu la chance de pouvoir travailler et de rencontrer, dans les années 1980, quelques grands maîtres en Chine, qui avaient entre 80 et 100 ans : les derniers détenteurs de ces traditions millénaires. C’étaient des êtres comme je n’en avais jamais rencontrés, d’une modestie, d’une humilité, d’une extrême bonté. ll m’a fallu des années pour être à l’écoute, pour être plus réceptive et pour commencer à avoir à dire en peinture.
– Le peintre est un chercheur. Il a besoin de se retirer du monde pour pouvoir s’extraire du temps des hommes, pour rentrer dans celui de la méditation et il n’y a que le silence qui permet ça.
– Quand je peins un arbre, je deviens l’arbre ; quand je peins l’eau, je deviens l’eau […], et la chose naît d’elle-même, je la vis intensément avec mon cœur et elle apparaît par moments de façon abstraite, de cette manière-là. 

Enfin, n’hésitez pas à visiter son site officiel, très épuré et en anglais, pour vous tenir au courant de ses nouveautés et voir d’autres créations : http://www.fabienneverdier.com/ 

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